LEA mon Amour
Nous t’avons attendu durant 11 jours alors qu’Agnès et Minh étaient auprès de toi, recueillant des informations, des
témoignages. Ils ont pris des photos, de tout, du van, de la route, de tout ce qui pourrait nous être précieux par la suite pour savoir, pour établir la
vérité.
Papa et moi t’avons attendue, je me suis écroulée, je n’ai pas pu affronter tout ça, je ne pouvais même pas voir une simple image de toi… j’avais mal, trop mal… Le corps d’une mère se révolte
contre tout cela, le mien m’a lâché, je n’avais plus de prise sur lui, je voulais me laisser partir…
Ton père a tout assumé, présent pour ta sœur, pour les grands-parents… pour moi en constante relation avec les Etats Unis, il s’est occupé de toutes les démarches en
France…
Et je ne te le cacherai pas mon amour, j’avais peur de ton retour. Je ne voulais pas voir ce cercueil blanc, je n’avais pas hâte que tu me reviennes car j’avais peur… peur est tout à fait le bon
terme, peur d’être confrontée à cette réalité que je ne pouvais admettre.
11 jours durant lesquels je n’ai pas mangé, j’ai pleuré au point de ne plus avoir de larmes. On me disait que si je ne m‘alimentais pas , je n’aurais plus la force d’être là pour toi, pour ton
dernier hommage, et que je risquais de le regretter toute ma vie.
Mais je n’y pouvais rien, je t’attendais la peur au ventre, prostrée
sur le canapé du salon. Je n’ai pas pu affronter ce dernier appel téléphonique, je n’ai pas pu te parler te sachant désormais sans vie, ton corps d’enfant froid. Pour une mère il est
insupportable que son enfant ait froid, que son enfant ait eu mal, que son enfant soit figée à tout jamais, et ta voix ma chérie, ta voix toujours empreinte de joie, elle aussi s’en est
allée.
Alors je n’ai pas pu te parler, je me suis dis que désormais je te parlerai tous les jours à tout instant et en effet il s’agit bien de cela, tu es en moi, et jamais tu ne me
quittes.
Et puis tu es revenue, ce mercredi 2 septembre, nous devions t’accueillir vers 14 h à l’aéroport, mais là encore nouvelle difficulté à cause de la taille du cercueil. Tu es donc revenue par la
route est c’est vers 20 h 30 que la chambre funéraire nous a appelés pour nous informer que tu étais enfin là.
J’avais peur mon amour, une peur terrible, ton père tremblait, j’étais persuadée que je ne le supporterai pas, que j’allais finir hospitalisée cette nuit là. Mais il fallait que j’affronte ma
peur, je ne pouvais décidément pas échapper à mon rôle de mère, tu étais enfin là dans ton pays, tout près de moi. Je savais que le cercueil serait fermé, je savais que tu m’attendais…
alors je me suis levée, c’est tonton Lionel qui nous a emmenés. Papi et mamie étaient là eux aussi.
Arrivés à la chambre funéraire, on nous indique que tu es dans la salle 1. Un jeune homme nous conduit devant la porte et s’éclipse discrètement.
" Je veux entrer la première " je me souviens avoir dit ces mots "je veux entrer la première car je suis sa mère ". Alors j’ai poussé doucement la porte, et là
juste derrière, ton cercueil blanc, magnifique, très style américain "comme tu aurais dit " avec de petites fleurs roses ornées sur le côté.
Je m’écroule sur ce cercueil que j’enserre dans mes bras, je ne te vois pas mais je te sens, ton père me rejoint, nous pleurons, nous parlons, papa a un malaise, papi et mamie s’occupent de lui
pendant que je te parle, je te parle, en inondant ton cercueil blanc de toutes mes larmes. Je te dis que je t’aime, que tu es ma vie, que je serai toujours là pour toi, que tu as comblé notre
vie, et parle, parle, parle sans m’arrêter…
Le cercueil n’est pas froid, je le serre contre moi, je me dis que tu es dedans, je le sais avec certitude parce que Minh et Agnès me l’on dit. Je n’ai pas de doute. Mon enfant m’est revenue, et
là mon amour tu m’as insufflé ta force, ton courage… Je te l’ai promis, les responsables devront assumer, devront être sanctionnés, toi qui me connais si bien tu sais déjà que ta mère n’acceptera
jamais, jamais, les conditions de ta disparition… J’ai parlé pendant des heures, ton père à pris le relais pour te dire combien il est fier de toi, combien tu lui manques, combien nous étions
conscients d’avoir une fille exceptionnelle.
Après beaucoup de larmes, beaucoup de mots de toute la famille, nous avons du te laisser, pour mieux revenir le lendemain, il était tard, nous ne pouvions retarder plus longtemps l’employé de la
chambre funéraire.
Nous sommes rentrés à la maison, je n’étais plus la même. Curieusement j’ai pu manger un peu et j’ai compris , compris alors que je te devais de ne pas renoncer, de découvrir la vérité jusqu’à ce
que les coupables soient punis, je ne savais pas encore comment mais je me sentais déjà investie d’une mission.
Le lendemain c’était la rentrée scolaire pour Manuéla, la 6ème ! Il me fallait être là pour elle aussi, là encore je te dois ce courage. Je me suis présentée devant l’école, je savais que
tout le monde était au courant, il y avait ceux qui me regardaient à la dérobée, ceux qui faisaient comme si de rien n’était, j’en ai même vu certains se tenir éloignés et pleurer, mais il
fallait être là pour ta sœur. Nous sommes allés la chercher à midi pour qu’elle ne reste pas à la cantine, nous avons mangé Mac Do dans un parc avec papa, tonton Lionel et Sonia. On aurait pu
croire que la vie était normale ! Mais là vie ne sera plus jamais normale pour nous.
L’après midi nous t’avons rejoint, nous avons passé plusieurs heures à te parler, tes cousins, toute la famille, les amis et enfin ta sœur qui est arrivé après l’école. Dès qu’elle a vu ton
cercueil , elle s’est mise à pousser des hurlements… Elle ne pouvait admettre que tu sois dans cette boite, elle était choquée. Les psychologues prétendent que cela contribuera à l’aider à faire
son deuil, moi je suis sceptique, il a fallu la calmer lui expliquer que ce n’est pas vraiment une boite mais juste un lit avec un couvercle.
Son parrain, tonton Minh, lui explique : " Léa est sur un joli matelas d’organsa rose et blanc, elle porte ton foulard autour du cou, , ton joli dessin sur son cœur avec tes photos
et puis le collier d’Arnaud dans ses mains , ainsi que la photo vietnamienne de Maxime et tous nos messages d’amour autour d’elle ". Elle semble se calmer, elle semble même rassurée, je
lui demande de te parler, elle doute, elle pense que cela ne sert à rien. Alors je lui dis "au cas où…, parle-lui, dis lui ce que tu souhaites lui dire ". Nous sommes restées toutes
les deux devant le cercueil et Manuéla a parlé à sa sœur, lui a dit tous les mots d’amour qu’elle avait sur le cœur, lui a dit que sa vie ne serait plus jamais la même… et je savais que mon bout
de chou qui ferait ses 11 ans une semaine plus tard avait parfaitement raison.
Elle a pris dans ses mains ta photo que nous avions déposée à côté du cercueil, les larmes inondaient son visage, elle t ‘a crié son amour, avec des mots et une révolte qui n’étaient plus
ceux d’une enfant de 11 ans.
Je la serrais dans mes bras ne trouvant pas les mots qui puissent la calmer, car il n’y a rien à dire devant une telle réalité qui vous saute aux yeux, devant un cercueil, qui si beau soit-il ,
demeure un cercueil avec un corps d’enfant qui ne demandait qu’à vivre.
Famille et amis sont venus te faire un dernier hommage, te dire leurs
derniers mots, leurs derniers messages d’amour. Je suis restée avec toi jusqu’au bout, jusqu’au moment où il a fallu te quitter.
Le lendemain vendredi 4 septembre nous arrivons à la chambre funéraire, on nous attend. Trois corbillards chargés de fleurs sont immobilisés. Papa et moi allons te chercher, t’embrasser avant que
ton cercueil ne soit transporté.
La police municipale ouvre le cortège : à chaque rond point, à chaque intersection, un policier stoppe la circulation afin que le cortège reste uni. Sur le passage je vois des signes de
croix, des saluts militaires… personne n’est insensible à la mort d’un enfant.
Nous arrivons devant l’église de la Gavotte, juste à côte de l’école Sainte Elisabeth où tu as fait tes classes de primaire. On m’a dit qu’il y avait beaucoup de monde, que l’église trop petite
n’a pu accueillir tous ceux très nombreux qui sont venus te faire un dernier hommage . Mais moi je n’ai rien vu. J’étais avec toi par la pensée, mon esprit tout entier était avec toi, mais mon
corps, lui était comme un robot, programmé pour le rôle qu’il devait tenir.
L’aumônier de ton lycée t’a rendu un hommage absolument remarquable, un hommage où l’on parlait de toi, de nous… un hommage où chacun a pu s’exprimer, un hommage à une enfant de 17
ans.
Moi j’étais ailleurs, je n’étais pas dans cette église, je ne cessais de fixer ta photo, et là j’ai vu sur ta joue la trace d’une larme de ta sœur, celle qui, la veille avait coulé sur cette
photo, et moi je l’ai vu cette trace, elle y est encore aujourd’hui.
Je me suis exprimée, je t’ai demandé de m’insuffler ta force, je ne m’adressais qu’à toi, ce message n’était destiné qu’à toi. Je t’ai demandé de m’aider pour la suite, demandé de m’aider à
vivre, d’aider ton père et ta sœur… La chanson de Francis Lalane résumera les liens que nous souhaitons établir avec toi.
Je suis ailleurs, ailleurs avec toi, je me sens en représentation. Je sais que je ne laisse paraître aucune émotion, il y a trop de monde.
Tu sors de l’église sur une chanson de ton âge, de ton style que tu adorais des Black Eyed Peas , nous te suivons pour t’accompagner jusqu’au cimetière.
La cérémonie des derniers adieux fut là encore une épreuve mais par rapport aux 11 jours d’attente ce ne fut pas la plus difficile. Tes amis ont déposé dans le caveau des roses blanches.
Julie et Guillaume me demandent de déposer la leur dans ta chambre. J’accède bien sur à leur demande. Leur rose blanche est toujours là près de ta photo, en signe d’amour et d’une amitié
sincère.
Nous rentrons à la maison, je me réfugie dans ta chambre, ton père me rejoint nous parlons un peu, nous essayons d’imaginer la suite sans toi. Je décide de rester là dans cette pièce où tu as
passé tellement de temps. Ta chambre d’ado avec tous tes petits trucs, tes photos, tes cahiers d’école, tes vêtements laissés en vrac, ton désordre attendrissant. Je décide de rester là, je
m’endors sur ton lit. J’attends un signe mais peu être est-ce trop tôt… je m’endors… je suis bien. Je me sens proche de toi… Je me demande si j’ai bien réalisé, si j’ai bien admis que tu ne seras
plus jamais à nos côtés, ma réaction me fait peur, parce qu’à partir de ce moment j’ai décidé de savoir, de faire la lumière, sur les raisons de ce drame… je me suis sentie chargée d’une mission,
une mère doit savoir, une mère ne peut accepter que son enfant lui soit arraché, je devais savoir…
Et j’ai su très rapidement.
Le 11 septembre après les obsèques d’Orane les enfants du comité d’entreprise des pompiers de Seine et Marnes sont venus déjeuner à la maison. Nous avons visité ta chambre, regardé tes vidéos.
Ils étaient heureux de découvrir ton univers.
Je n’ai pas voulu les questionner directement, ils souhaitaient rencontrer Manuéla afin de lui transmettre les éloges que tu avais faits d’elle, afin de lui faire part de tes derniers mots
d’amour pour elle et pour nous.
Mais les enfants ont parlé spontanément, de Nassera, de l’ambiance du séjour entre les animateurs, et des conditions de la dernière nuit : j’ai alors compris la vérité, j’ai ouvert les
yeux.
De plus Agnès et Minh ont recueilli beaucoup d’informations sur place qui corroborent les propos des enfants…tout cela ne laisse pas la place au doute.
J’ai rencontré des animateurs qui ont travaillé pour Cousins d’Amérique
et qui m’ont expliqué le fonctionnement…
J’ai été choquée par les condoléances indécentes dans un van rose de la page d’accueil de COUSINS D’AMERIQUE qui depuis décembre 2009 est devenue COUSINS TRAVEL afin qu'il n'y ait pas de
rapprochement avec l'organisme responsable de l'accident meurtrier. Choquée par l’envoi de l’enquête de satisfaction.
J’ai été choquée par la tentative de manipulation de Nassera qui a eu l’indécence de nous téléphoner la veille de tes obsèques, afin de nous abreuver de mensonges : en fait, c’était
surtout pour tenter de se déculpabiliser et pour sauver sa peau.
J’ai été choquée par le van bleu en nouvelle page d’accueil de COUSINS D’AMERIQUE (COUSINS TRAVEL), qui est une preuve d’autosatisfaction insultante alors que deux cercueils d’enfants viennent
d’être rapatriés.
Alors oui , je suis partie en guerre contre Monsieur le Fondateur de TELLIGO – Président de COUSINS d’AMERIQUE ou COUSINS TRAVEL comme vous voudrez car c'est exactement la même chose. Car il n’a
eu de cesse de bafouer ta mémoire, celle d’Orane et de nous blesser, nous parents, de nous blesser avec son marketing déplacé, ses agissements d'homme ambitieux qui va de l’avant, et que
manifestement deux cercueils ne perturbent pas.
Monsieur Javault aurait du faire profil bas, mettre le pavillon en berne, mais non il n'a pas su le faire.
Il ne faut pas se fier à son petit mail
de condoléances qui est venu bien tard. Un mail de condoléance avec son Directeur Marketing en copie. Un mail
qui a été immédiatement suivi d'un van bleu avec une publicité insultante pour mon employeur l'Aéroport Marseille Provence - Chambre de Commerce et d'Industrie et pour nous les
familles.
Mon blog ne s'adresse pas à Monsieur Javault, il relate comment des
enfants perdent la vie lorsque l'argent prend le dessus sur les véritables valeurs.
Cette histoire aurait pu avoir d'autres protagonistes, un autre organisme, d'autres enfants. Malheureusement cette histoire est la notre.
Je ne cherche plus à me protéger, je veux faire la lumière.
Je me rends sur ta tombe régulièrement, j’arrose les fleurs déposées par la famille, les amis et les anonymes.
Je ne rends dans ta chambre, où je te parle, où je t’admire, toi mon
enfant adorée, mon enfant chérie. Je te sens, je t’entends. Et je me souviens d’une de nos conversations, un jour, une de nos conversations sur la mort. Je t’avais dis que le plus difficile était
pour celui qui reste. Tu n’étais pas d’accord et tu m’as répondu "non ! C’est celui qui a perdu la vie qui a tout perdu ! ". Aujourd’hui je dois bien reconnaître que tu
avais raison. Mon chagrin, celui de ton père, de ta sœur, de toute la famille ne rachètera jamais tout ce dont tu es privée aujourd’hui, tu as raison c’est bien toi qui as tout perdu, c’est bien
toi qui ne vis plus. Nous, nous survivons, mais toi il est vrai que tu as tout perdu ou du moins que l‘on t’a tout pris.
Les responsables de ta mort continuent à vivre certains peut être moins bien que d’autres mais ils continuent à vivre…
Alors je l’avoue, lorsque j’entends une adolescente appeler sa mère, lorsque je serre une de tes amies dans mes bras, lorsque j’entre dans le cimetière, lorsque j’entrouvre les volets de ta
chambre désormais vide, lorsque je vois les yeux pleins de larmes de ton père, lorsque je perçois la souffrance dans les mots de ta sœur, lorsque j’entends les sanglots quotidiens de ma mère,
lorsque je vois les mains d’Agnès qui t ‘ont caressée, lorsque j’ouvre ta boite à souvenirs, avec tes appareils dentaires tes petits mots pour la fête des mères et la fête des pères, tes
dessins d’enfants, lorsque je vois tout cela… mon cœur saigne et c’est à Cédric, Nassera et Isabelle que je pense, ces trois personnes occupent toutes mes pensées, et où qu’elles soient
quoiqu’elles fassent, je pense à elles et mon combat aujourd’hui est de les mettre face à leurs responsabilités… à savoir qu’elles ont participé à tuer deux
enfants.
Je suis là pour ça, j’y veillerai, c’est ma mission, mon devoir de mère et je l’assumerai jusqu’au bout. Et enfin après lorsque les sanctions seront tombées, je pourrais peut être commencer mon
travail de deuil, me résigner, accepter ta perte si cela est possible. M’effondrer probablement.
Ce blog c’est pour te dire que je t’aime. C’est pour te dire que je suis là pour toi, que je serai toujours là, jusqu’au jour où je viendrai te rejoindre et ce jour là seulement la peine
s’atténuera.
Aujourd’hui je suis prête à tout pour me faire entendre. Même si j’ai voulu m’épargner, je sais que ton joli visage a été éclaboussé de sang, ce jour là, je sais qu’un enfant a nettoyé ces
traces, je sais que l’on t’a recouverte d’une couverture lorsque la vie s’est définitivement enfuie.
Ce sang , ma chérie, mon amour, mon soleil il est sur les mains de gens qui tentent de fuir leurs responsabilités , qui tentent de continuer à faire comme si rien ne s’était passé . Mais ce sang
mon amour ils l’ont bel et bien sur leurs mains, et c’est à moi de le leur rappeler. Je suis entièrement consacrée à cette tache pour toi .
Aujourd’hui nous avons choisi pour ta dernière demeure un granit clair dans les tons de rose, c’est cruel, c’est inhumain d’avoir à faire des choix pareils.
Alors lorsqu’on me demande si ma haine ne va pas m’empêcher de faire
mon deuil, je réponds : "comment faire votre deuil alors que l ‘on vous agresse avec des campagnes marketing sous forme de vans bariolés, comment pouvez-vous faire votre deuil alors que
les responsables de la mort de votre enfant ne sont pas encore confrontés aux conséquences de leurs agissements, lorsqu’ils n’ont pas encore pris conscience de leurs responsabilités dans une
série de négligences qui a coûté la vie à Léa et Orane "
Comment pouvez-vous faire votre deuil alors qu’un polytechnicien spécialiste de la bourde ne trouve même pas les mots à la hauteur du drame qui a privé de vie deux enfants ? S’il faut
l’aider à prendre conscience de ce drame, à comprendre que l’argent n’est rien face à deux vies humaines, s’il faut lui inculquer le respect d’autrui, s’il faut lui apprendre la juste valeur des
choses sur terre, alors je suis toute disposée à le faire…
Ensuite seulement nous parlerons de deuil, ensuite seulement nous pourrons parler de la suite, d’une reconstruction peut-être. Mais aujourd’hui, j’ai mon rôle de mère à tenir et ce n’est pas un
coup de fil à 3 h 00 du matin qui changera quoique ce soit. Je suis, je resterai la mère de Léa, une mère a des responsabilités et je ne fais que les assumer…
Non je ne pardonne pas, non je ne pardonnerai pas.
Comme je suis fier de vous trois !! Comme faites vous pour rester aussi humbles dans une telle situation ??
Nous serons toujours avec vous dans ce combat pour faire éclater au grand jour la vérité sur ce terrible drame !!
Nathalie, Gilles, Léa, Manuéla je vous aime. Maman je pense à toi qui va lire ce texte…
Oui ma beauté, ma chèrie, mon amour on a prit ta vie !!
Oui les coupables doivent payer car autrement comme dit ta maman nous ne pourrons faire notre deuil !!
Ma fille, et toi Gilles je sais votre souffrance mais je sais aussi votre courrage !! Je suis fière de vous !!
Et toi ma petite Manuela !! Tu es magnifique et je t'adore !
Continuez a garder courage nous sommes tous la derrière vous !! Nous saurons faire eclater la vérité !! Je le sais j'en suis sure !
Mes enfants j'ai coeur plein de chagrin mais aussi plein d'amour pour vous !!
Courage pour notre Léa !!
Janine IMBERT Grand Mère de Léa !!!! Morte par negligence, par betises, par besoin de gagner toujours plus d'argent !!
Marine, une amie de Léa
E lle danse avec les anges sous des voiles roses et blancs
A uréolée d'un diadème serti de perles d'amour de sa maman
Tendrement à vous
O h ces beaux jours sans lendemain
R ien que du vent qui souffle dans le lointain
A vec d'énormes vagues sur l'océan du chagrin
N os pleurs et vos larmes qui coulent sur vos mains
E t là haut dans les étoiles deux enfants qui se tiennent par la main
courage à vous tous - Tendresse
J'admire votre courage et votre détermination ! C'est un exemple pour nous tous.
Yvonne
Madame, votre désarroi me fend le coeur à chaque fois que je viens sur ce blog
Mamie jeanine et votre famille sont vos meilleurs alliés
je me permets de vous féliciter, vous êtes une maman responsable et vous restez la maman de deux filles
je rejoins le témoignage de tous les autres commentaires
Courage
oui, vous avez une MISSION. C'est "peut être le début d'une thérapie ....
ce ne sont pas nos mots qui vont guérir vos maux,mais vos actions pleines de bons sens que vous comptez mener.
genevieve une maman qui pleure lorsqu'elle lit tout ça
Je t'admire Nathalie, tu es une maman extraordinaire
ta petite LEA peut etre fiere de toi
courage à vous 3 ainsi qu'à ta maman
je vous embrasse
"On se retrouvera" ! dans nos cœurs et nos pensées quotidiens, je le dit et je le répète chaque moment de ma vie 'tes dédiés, chaque instant je le vivrais en ton nom ! je te le promet.
je vous souhaite à nouveau beaucoup de courage ainsi qu'a Gilles votre mari afin de retrouver un peu de senerité;
prenez soin de vous afin de pouvoir aider aussi votre petite Manuela
Cécile
Nous, on a juste envie de vous prendre dans nos bras et de vous inonder d' amour....
Je sais que rien ne pourra vous soulager mais saches qu' on se battra à vos cotés.
je diffuse autour de moi ton blog pour qu' un maximum de personnes se joignent à nous et comprennent ô combien il est important de savoir que de tels pourritures existent dans ce bas monde...
Je tenais aussi à te dire que j' admire ton courage et ta force : tu es une maman qui aime ses enfants et qui se bat pour eux.
Une énorme pensée pour Gilles et Manuélà..
N' oublies jamais que vous êtes et serez des parents formidables...
Léa à jamais dans nos coeurs....
Sandrine
Je n'arrive pas à dire grand chose d'autre. J'ai deux enfants. Et cela me fait mal
Amitiés de tout coeur
Norbert
chaque jour je pense à votre situation que j'ai peine à imaginer, je pense que votre douleur n'a pas de mot, cette douleur est décrite au fur et à mesure avec dignité dans votre magnifique blog.
Je connaissais pas Léa mais j'imagine qu'elle serait fière de ses parents, sœur , tante, oncles et grands parents.
Je pense que le directeur fondateur de cousin d'Amérique, animateurs, commencent à comprendre que leur vie ne seront désormais plus comme avant. Les assurances et le temps ne gomment pas tout. La Justice se chargera de rappeler les responsabilités des uns et des autres.
A l'ère de l'information numérique, tout se sait à l'instant.
J'ai 2 filles . J'adore les USA et les pays Anglos-saxons, mais aujourd'hui qui oserez envoyer ses enfants avec cousin d'Amérique et ses filiales ?
Je pense uniquement les parents qui n'ont pas eu connaissance de ce drame du 22 aout 2009 au USA avec Cousin D'Amérique.
Le monde doit savoir. L'information doit circuler à la vitesse proche de la lumière comme le permettent nos claviers numériques d'ordinateurs.
L'infos doit parvenir aux CE.
Vu de l'extérieur, la gestion de cette entreprise me semble trop légère et aventureuse, compte tenu de faits objectifs qui se sont déroulés.
Bien que les ados aiment l'aventure, et que la matière d'œuvre de l'entreprise Cousin d'Amérique sont des enfants. Dans de grandes entreprises Française dont des Ingénieurs sont à la direction , la valeur ajouté porte que sur des objets techniques matériels. Cette matière d'œuvre avec valeur ajouté, si elle s'endommage, on peut la reconstruire. La Ste Cousins d'Amériques à choisi de comme valeur ajouté de divertir les adolescents, cette tâche semble en premier lieu simple et facile.
Mais en y réfléchissant de plus près, cette tâche est à la fois la plus difficile et la plus belle au monde. Ici la matière d'œuvre est le TRESOR d'une famille, le bien le plus précieux des parents. A la lecture des maladresses de M. JAVAULT, aprés la mort de Léa et Orane , je suis choqué par "l'enquête de satisfaction du séjour ..." , le look du site, ...ces bourdes sont inacceptables, et en disent long sur la gestion de cette société de tourisme pour ados. Je pense qu'il est urgent que le ministère de la jeunesse et des sports vérifie rapidement le bien fondé de l'agrément de cette société pour la jeunesse. Il ne suffit pas d'avoir des acteurs avec BAFA et BAFAD pour organiser des séjours.
Je prends une image:
Seriez vous prêt à monter dans une voiture répondant en apparence aux normes de sécurité mais avec un chauffeur qui a eu un accident mortel dans lequel sa responsabilité est engagé ?
Yannick
Bientôt deux mois sans Léa, 2 mois qui paraissent une éternité !
C'est très dur pour nous, ces amis, copins ou copines, alors je n'ose même pas imaginer pour vous, ses proches.
Je vous souhaite beaucoup de courage, j'espère qu'elle vous donne la force d'avancé. J'admire votre combat !
Bon courage
Martine
C'est votre histoire, elle vous appartiens et vous avez raison de la "crier" , de la transmettre... en souvenir de votre fille... et pour ne plus que cela se reproduise...
Encore 2 photos formidables... Léa et vous êtes très belles sur la première...complices!... et Léa est pétillante sur la 2ème... MErci de nous la faire connaître ainsi...
Une fois de plus nous sommes bouleversés par votre témoignage. L'absence de Léa est réelle mais elle n'est et ne sera jamais totale.A la lecture de vos écrits les larmes nous montent aux yeux.
Votre combat envers ces irresponsables est légitime et croyez bien que vous pouvez compter sur le soutien de nombreuses personnes dont nous faisons bien evidemment partie.
Nous pensons bien fort à vous et encourageons votre détermination .Amicalement
C'est trop injuste.
Respectueusement, mOm
Une infinie douleur salie par le cynisme et l'inhumanité d'un voyagiste sans scrupules.
Oui, votre combat est noble, car ce n'est pas une vengeance mais combat pour la vérité, et cela vous honore.
Tout au long de ce magnifique et émouvant blog, on perçoit combien vous étiez tous fiers de Lea, et bien je suis persuadé que l'inverse est aussi vrai...de là où elle est, elle doit elle aussi très fière de votre courage et de votre combat pour sa mémoire.
Courage ....
audrey